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Déconnecter vraiment pendant les vacances : méthodes qui fonctionnent avec ou sans enfants

Déconnecter vraiment pendant les vacances : méthodes qui fonctionnent avec ou sans enfants

Déconnecter vraiment pendant les vacances : méthodes qui fonctionnent avec ou sans enfants

Chaque année, c’est la même scène. Vous posez enfin vos valises, vous vous jurez de « vraiment décrocher cette fois », et… trois heures plus tard vous êtes déjà en train de répondre à un mail « urgent », à vérifier la météo pour dans dix jours et à scroller des vidéos qui n’ont rien à voir avec vos vacances.

Le problème n’est plus seulement de partir. Le vrai défi, aujourd’hui, c’est de déconnecter. Et ce n’est pas plus simple avec des enfants, entre photos à envoyer à la famille, GPS pour trouver la plage et dessins animés « juste pour le trajet ».

Alors, est-ce qu’on peut vraiment débrancher sans tout plaquer, ni partir dans un monastère sans réseau ? Oui. Mais ça demande un peu de méthode, pas mal de lucidité… et quelques règles claires avec soi-même et avec les autres.

Pourquoi on n’arrive plus à décrocher, même une fois en vacances

On peut accuser les mails, les réseaux sociaux, les patrons ou les enfants, mais il y a quelques réalités simples :

Une étude de l’IFOP réalisée pour une mutuelle santé indiquait qu’environ un salarié sur deux consulte ses mails professionnels pendant ses congés. Et ce chiffre grimpe encore chez les cadres. Autrement dit, ce que vous vivez n’a rien d’exceptionnel. C’est devenu la norme… et ce n’est pas une bonne nouvelle.

Car ces micro-connexions ont plusieurs effets concrets :

La bonne nouvelle, c’est que le cerveau se repose très bien… à condition qu’on lui laisse un peu d’espace. Et c’est là que les méthodes de déconnexion entrent en jeu.

Avant de partir : préparer la déconnexion comme on prépare les valises

La plupart des « ratés » de déconnexion se jouent avant même le départ. Si vous quittez le bureau (ou le télétravail) dans le rush, sans avoir sécurisé l’essentiel, vous garderez un œil sur votre messagerie pendant tout le séjour.

Quelques gestes simples à mettre en place une semaine avant :

Ce travail en amont est encore plus important si vous êtes indépendant. Une graphiste que j’ai interrogée m’expliquait qu’elle avait doublé ses vacances la première année où elle avait prévenu clairement ses clients un mois avant, au lieu de faire semblant d’être « un peu joignable ». Personne ne s’est vexé. En revanche, elle a, pour la première fois, passé dix jours sans ouvrir son ordinateur.

Fixer des règles de jeu avec les écrans : seul, en couple ou en famille

Déconnecter ne veut pas dire « tout interdire ». Le but n’est pas de transformer vos vacances en bootcamp numérique, où tout le monde compte les minutes d’écran à la seconde près. L’idée est plutôt de choisir, en famille, comment vous voulez utiliser les écrans… au lieu de les subir.

Première étape : une discussion courte, mais claire. Par exemple la veille du départ, ou pendant le trajet.

Quelques questions à poser, selon la configuration :

L’important, ce n’est pas d’avoir les « bonnes » règles. C’est de les choisir, ensemble, et de les verbaliser. Le cerveau accepte mieux une contrainte qu’il a anticipée qu’une interdiction qui tombe au milieu du séjour quand vous êtes déjà tous fatigués.

Techniques concrètes pour vraiment couper avec le travail

Commençons par le plus lourd : le boulot. Si vous voulez récupérer, il faut créer une vraie barrière, même temporaire, avec votre univers pro.

Quelques méthodes qui fonctionnent, testées et réalistes :

Un ingénieur que j’ai rencontré m’expliquait qu’il avait gardé un seul canal en garde-fou : son téléphone personnel, mais uniquement pour les appels. Il avait prévenu son manager : « Si vraiment il y a un incendie, appelez-moi. Sinon, je ne lis pas mes mails. » Résultat : deux semaines, zéro appel. L’« urgence » était moins urgente une fois qu’il n’était plus à portée de clic.

Profiter du numérique sans se faire happer

Tout couper n’est pas forcément réaliste ni souhaitable. Le téléphone reste souvent très utile en voyage : pour trouver un restaurant, vérifier les horaires de bus, réserver une activité, prendre des photos, envoyer un message rassurant à la famille.

La question devient donc : comment profiter du numérique… sans se faire embarquer dans une heure de réseau social alors qu’on voulait juste vérifier l’adresse du musée ?

Quelques astuces simples :

Là encore, il ne s’agit pas de faire la guerre à la technologie, mais de décider quand vous voulez qu’elle soit là. Et pas l’inverse.

Avec des enfants : déconnecter sans guerre ouverte à chaque écran

Voyager avec des enfants, c’est gérer la fatigue, l’ennui, parfois les disputes. Les écrans sont tentants, pour eux comme pour vous. Un dessin animé dans la voiture et tout le monde est tranquille, non ? Le risque, c’est de se réveiller à la fin du séjour en ayant passé la moitié des fins de journée chacun sur son appareil.

Quelques pistes pour garder l’équilibre :

Une mère de deux enfants me racontait qu’ils avaient instauré un système simple : les écrans étaient autorisés uniquement après 18 h, pas plus d’une heure, et jamais pendant les repas. En échange, les parents s’engageaient à ne pas consulter de mails pro de la journée. Le deal a tenu, sans cris, parce que tout le monde y trouvait son compte.

En couple : éviter que le téléphone ne s’invite à chaque moment

Les vacances sont souvent le seul moment de l’année où le couple se retrouve vraiment, hors du rythme métro-boulot-devoirs-dodo. Autant dire que laisser le téléphone squatter vos soirées n’est pas forcément le meilleur plan à long terme.

Sans tomber dans la thérapie de couple intensive, quelques arrangements peuvent changer l’ambiance :

Certaines personnes choisissent même de partir avec un vieux téléphone « bête » juste pour rester joignables en cas d’urgence, en laissant le smartphone à la maison ou au coffre. Radical, mais pour un week-end à deux, ça peut faire une vraie différence.

Et si on ne peut pas couper complètement ?

Tout le monde n’a pas la possibilité de disparaître quinze jours du radar. Certains métiers imposent une forme d’astreinte, certains indépendants n’ont pas encore la clientèle ou la trésorerie pour dire « à dans trois semaines » sans stress.

Dans ces cas-là, l’objectif n’est pas la coupure totale, mais la coupure maîtrisée.

Quelques compromis intelligents :

C’est moins idéal qu’une vraie coupure, mais c’est déjà très différent de garder son téléphone à portée de main en permanence « au cas où ».

Créer des vacances qui donnent moins envie de se réfugier dans l’écran

On oublie souvent un point simple : on se réfugie plus facilement dans le téléphone quand on s’ennuie, qu’on tourne en rond ou qu’on n’a pas vraiment choisi ce qu’on fait là. À l’inverse, quand les journées sont remplies de choses qu’on a envie de vivre, le réflexe écran diminue tout seul.

Sans surprogrammer vos vacances minute par minute, vous pouvez :

Un père de famille me disait que, depuis qu’ils ont instauré « l’histoire du jour » pendant les vacances (chacun raconte un moment marquant de la journée autour du dessert), les enfants réclament moins la tablette le soir. Ils attendent ce moment-là. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est ce genre de détails qui change l’ambiance.

Que faire dès aujourd’hui pour préparer vos prochaines vacances

Déconnecter ne s’improvise pas la veille du départ. Mais vous pouvez déjà poser quelques jalons, même si vos congés sont encore loin.

Déconnecter vraiment pendant les vacances n’est pas une question de volonté héroïque. C’est surtout une histoire de cadre, de préparation, de règles simples et applicables. Le but n’est pas de devenir un moine digital, mais de retrouver ce pour quoi on part en congés : du temps pour soi, pour ceux avec qui on est, et quelques souvenirs qui ne tiennent pas seulement dans la mémoire de votre téléphone.

Ensuite, à vous de choisir votre niveau. Total, partiel, progressif. L’essentiel est que ce soit un choix, et plus un réflexe automatique dicté par une notification qui vibre au fond de votre poche.

Et si vous hésitez encore, posez-vous une simple question : de ces vacances, vous préférez ramener quoi ? Un dossier de mails presque à jour… ou quelques moments dont vous vous souviendrez dans six mois ?

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