Quand partir à bali ? climat, prix des billets et périodes à éviter

Quand partir à bali ? climat, prix des billets et périodes à éviter

Comprendre le climat de Bali avant de réserver

Avant de parler bons plans billets d’avion et périodes à fuir, il faut comprendre une chose simple : à Bali, il ne fait jamais froid. Ce qui change, ce n’est pas la température, c’est l’humidité.

Globalement, vous avez deux grandes saisons :

  • Saison sèche : d’avril à octobre
  • Saison des pluies : de novembre à mars

Les températures tournent toute l’année autour de 27 à 31 °C en journée, avec une mer à 27-29 °C. Donc si votre question est « Vais-je avoir chaud ? », la réponse est oui. Toujours.

Ce qui va vraiment orienter votre choix, c’est :

  • le taux de pluie (et donc le risque d’averses quotidiennes)
  • le taux d’humidité (et donc votre niveau de transpiration…)
  • la fréquentation touristique (et les prix qui vont avec)
  • les activités que vous visez : plage, surf, plongée, rizières, volcans, détente en couple, etc.

La saison sèche est plus agréable pour les visites et les randonnées, mais aussi plus chère. La saison des pluies est moins confortable, mais plus économique et moins bondée… à condition de bien choisir son mois.

Mois par mois : quand partir à Bali selon la météo

Si on regarde les données climatiques et les retours de voyageurs, certains mois sortent clairement du lot.

Avril – Mai : le bon compromis météo / prix

Avril et mai sont souvent cités comme les meilleurs mois pour partir à Bali sans exploser son budget. La saison des pluies se termine, les pluies se raréfient, la végétation est encore bien verte, la chaleur est supportable.

Pour un couple ou une famille qui veut visiter, se baigner, profiter des temples et des rizières sans être noyé dans la foule, c’est une très bonne fenêtre. Les billets d’avion restent souvent plus abordables qu’en plein été européen.

Juin – Juillet – Août : météo idéale, prix au plafond

C’est la haute saison touristique. Ciel souvent dégagé, faible pluie, chaleur un peu plus sèche, mer agréable. Parfait pour :

  • les plages du sud (Seminyak, Nusa Dua, Jimbaran…)
  • les randos et levés de soleil au mont Batur
  • les visites de temples et de rizières sans trop craindre l’averse surprise

Le revers ? Affluence maximale et tarifs en conséquence :

  • billets d’avion plus chers (souvent +30 à +50 % par rapport à la basse saison)
  • hébergements pris d’assaut dans les zones très touristiques (Canggu, Ubud, Uluwatu…)
  • trafic encore plus dense sur les routes clés

Pour une famille avec enfants scolarisés, c’est souvent la seule période possible. Dans ce cas, l’enjeu n’est pas d’éviter la haute saison, mais de limiter la casse côté budget et foules (on y revient plus bas).

Septembre – début octobre : le bon plan pour ceux qui peuvent partir hors vacances scolaires

La météo reste très favorable, la saison sèche continue. En même temps, les foules estivales repartent.

Résultat :

  • moins de monde sur les plages et dans les spots très connus
  • prix des hébergements qui commencent à baisser
  • billets d’avion parfois 15 à 25 % moins chers qu’en plein mois d’août

C’est la période idéale pour les couples sans enfants, les indépendants, les télétravailleurs ou ceux qui peuvent poser leurs congés en décalé : vous profitez presque des mêmes conditions qu’en été, avec moins de bruit, moins de bouchons et plus de choix pour les hôtels et villas.

Novembre – décembre : début de la saison des pluies, mais jouable

En théorie, la saison des pluies commence en novembre. En pratique, ça dépend des années. Certaines saisons sont assez clémentes, d’autres beaucoup plus arrosées. L’Indonésie n’échappe pas aux effets du changement climatique.

À quoi vous attendre :

  • averses plus fréquentes, souvent en fin de journée ou début de soirée
  • humidité plus forte, chaleur plus lourde
  • ciel plus couvert, surtout à l’intérieur des terres

Pour un séjour axé détente (spa, cafés, restaurants, quelques visites, un peu de plage), c’est encore largement jouable. Pour un programme très « photo parfaite sur rizières au lever du soleil », c’est plus risqué.

Attention à Noël – Nouvel An : les prix remontent car beaucoup de touristes australiens et asiatiques viennent fêter les vacances à Bali.

Janvier – février : à réserver à ceux qui acceptent vraiment la pluie

Ce sont souvent les mois les plus arrosés. Vous pouvez avoir plusieurs jours de suite avec de grosses averses, parfois des rues inondées dans certaines zones, une mer plus agitée sur certaines côtes.

En contrepartie :

  • billets d’avion souvent plus bas (hors périodes de fêtes locales particulières)
  • hébergements plus faciles à négocier, surtout en direct
  • spots très touristiques un peu moins bondés

Si vous cherchez un séjour très plage, ce n’est pas le meilleur moment. Si vous voulez travailler en remote à moindre coût, profiter des cafés, co-working, massages, restos, et que vous n’êtes pas obsédé par la météo parfaite, ça peut se défendre.

Mi-mars : période de transition à surveiller

La saison des pluies se termine progressivement. Le temps reste variable, mais les grosses pluies commencent à se calmer. C’est une période un peu « loterie » : certains tombent sur une météo correcte, d’autres sur une semaine assez humide.

Fin mars, les conditions s’améliorent nettement, et les prix n’ont pas encore flambé.

Les prix des billets pour Bali : quand ça flambe, quand ça baisse

Côté billets d’avion, Bali suit une logique assez prévisible : dès que l’Europe est en vacances, les tarifs montent.

Les périodes où les prix sont les plus élevés au départ de France sont généralement :

  • mi-juillet à fin août
  • vacances de Noël – Nouvel An
  • certains ponts de mai (si vous partez pour 10 à 15 jours)

Les périodes où les prix ont tendance à baisser :

  • mi-janvier à mars
  • avril (hors vacances de Pâques européennes)
  • fin septembre à début décembre (hors vacances de Toussaint)

Sur les douze derniers mois, les fourchettes observées (Paris – Denpasar, avec une escale) tournent souvent autour de :

  • 600 à 750 € en basse saison, en s’y prenant un peu à l’avance
  • 800 à 1 100 € en haute saison (été, Noël)

Évidemment, ça dépend :

  • de la compagnie
  • de la durée de l’escale
  • du jour de départ (les départs en milieu de semaine sont souvent moins chers que le samedi)

Une règle très pragmatique : si vous voyez un vol autour de 650 à 750 € pour avril, mai, septembre ou octobre, c’est souvent un bon prix. En dessous, c’est à surveiller de près, ça ne reste pas longtemps.

Périodes à éviter pour Bali (selon votre profil)

Il n’y a pas une période « interdite » pour Bali, mais il y a clairement des moments à éviter selon ce que vous cherchez.

À éviter si vous détestez la foule

  • mi-juillet à fin août, surtout dans le sud (Kuta, Seminyak, Canggu, Uluwatu) et à Ubud
  • la semaine de Noël – Nouvel An, avec les feux d’artifice et les fêtes partout

Les conséquences concrètes :

  • embouteillages quotidiens sur les axes clés
  • spots photos (rizières, temples) bondés à partir de 9-10 h
  • plages où il est difficile de trouver un endroit tranquille

Si vous êtes allergique aux bains de foule, préférez avril-mai ou septembre-octobre, et évitez les grosses zones touristiques au profit de régions comme le nord (Lovina), l’est (Sidemen, Amed) ou certaines parties de l’ouest.

À éviter si vous voulez un maximum de soleil pour la plage

  • janvier et février, sauf si vous acceptez vraiment le risque de plusieurs jours très pluvieux
  • certaines périodes de novembre et mars, plus variables (mais jouables si vous êtes flexible)

Vous aurez quand même des éclaircies, mais le côté « carte postale ciel bleu tous les jours » est moins garanti.

À éviter si vous partez avec de jeunes enfants très sensibles à la chaleur

Officiellement, il fait chaud toute l’année. Mais l’humidité de la saison des pluies (novembre à mars) rend la chaleur plus difficile à supporter, surtout pour les tout-petits.

Pour un voyage en famille, les périodes les plus confortables restent :

  • avril-mai
  • juin-début juillet
  • septembre

Et si vous n’avez pas le choix et devez partir en plein été, pensez simplement à adapter le rythme : visites tôt le matin, sieste ou piscine aux heures les plus chaudes, sorties en fin d’après-midi.

Quand partir à Bali selon votre type de voyage

Tout le monde ne va pas à Bali pour les mêmes raisons. Le « meilleur moment » dépend donc aussi du type de séjour que vous visez.

Pour un voyage en couple ou une lune de miel

Si vous voulez éviter les hordes de scooters et les bars remplis :

  • privilégiez avril, mai, septembre ou octobre
  • évitez autant que possible le pic juillet-août, surtout dans le sud

Concrètement, ça permet :

  • d’avoir plus de choix de villas avec piscine privée à prix correct
  • de profiter des couchers de soleil sans alignement de trépieds et de perches à selfie
  • de se déplacer plus facilement pour explorer l’île

Pour un voyage en famille

Pour les familles, le vrai sujet est souvent : « On fait comment avec les vacances scolaires ? »

Les périodes les plus « praticables » sont :

  • vacances de Pâques (souvent en avril) : météo déjà bonne, prix encore soutenables
  • début juillet plutôt que fin août, si vous avez le choix
  • vacances de la Toussaint : météo correcte, moins de monde qu’en été

Pour limiter les coûts, une option consiste à jouer sur la durée (12 jours plutôt que 15) et sur le type d’hébergement (alterner entre villa avec piscine et hôtel plus simple, par exemple).

Pour le surf

Bali est un spot mondial pour le surf, mais toutes les saisons ne se valent pas.

  • de mai à septembre : meilleure période sur la côte ouest (Canggu, Uluwatu, Kuta)
  • décembre à mars : la côte est devient plus intéressante (Sanur, Keramas, Nusa Dua, etc.)

Les surfeurs intermédiaires à avancés viseront surtout la saison sèche (mai à septembre) pour optimiser la qualité des vagues. Les débutants trouveront des écoles toute l’année.

Pour la plongée et le snorkeling

La visibilité est souvent bonne une large partie de l’année, mais :

  • avril à novembre est généralement favorable pour la zone d’Amed et Tulamben
  • juillet à octobre, vous avez plus de chances d’apercevoir le fameux mola-mola (poisson-lune) autour de Nusa Penida

Évitez simplement les jours juste après de grosses pluies, qui peuvent troubler l’eau sur certaines zones.

Comment payer moins cher son voyage à Bali

Une fois que vous avez choisi votre période, reste la question du budget. Quelques leviers concrets peuvent changer la donne.

Jouer sur les dates de départ et de retour

Les comparateurs montrent régulièrement un écart de 100 à 200 € selon que vous partiez :

  • un mardi ou un jeudi plutôt qu’un samedi
  • en milieu de semaine plutôt qu’en plein début de vacances scolaires

Si vous avez un peu de marge, testez plusieurs combinaisons de dates sur un comparateur pour trouver le « creux » de tarifs.

S’y prendre au bon moment

Réserver 5 à 7 mois avant le départ pour les périodes très demandées (juillet-août, Noël) est souvent plus sûr.

Pour les périodes moins tendues (avril, mai, septembre, octobre), on trouve encore des tarifs corrects 3 à 4 mois avant, voire parfois des promos ponctuelles.

Choisir la bonne escale

Les vols pour Bali se font toujours avec au moins une escale (Doha, Dubaï, Singapour, Kuala Lumpur, etc.). Parfois, décaler légèrement sa route permet de gagner :

  • en prix (certaines compagnies asiatiques sont plus compétitives)
  • en confort (escale de 2-3 heures plutôt que 8-9 heures au milieu de la nuit)

Regardez aussi les départs depuis d’autres aéroports proches si vous vivez près d’une frontière (Genève, Bruxelles, Luxembourg, Milan…). Sur certaines périodes, la différence peut atteindre plusieurs centaines d’euros pour une famille.

Adapter son itinéraire à la saison

Plutôt que d’essayer de « forcer » sur un programme qui ne colle pas à la saison, mieux vaut adapter le contenu du voyage :

  • en saison des pluies : prévoir plus de temps pour les cafés, spas, restos, ateliers (cuisine, artisanat), visites de temples couverts
  • en saison sèche : concentrer les randos, lever de soleil, journées complètes en scooter ou en voiture avec chauffeur

Ça évite de subir la météo et de gâcher des journées entières à courir après un ciel bleu qui ne vient pas.

En résumé : quelles périodes viser, lesquelles éviter ?

Si on synthétise :

  • Meilleur compromis global (météo + prix + affluence) : avril, mai, septembre, début octobre.
  • Météo la plus stable et ensoleillée, mais cher et bondé : juin, juillet, août, et Noël – Nouvel An.
  • Plus économique mais plus humide : novembre, décembre (hors fêtes), janvier, février, mi-mars.

La vraie question à vous poser n’est donc pas seulement « Quand fait-il beau à Bali ? », mais plutôt :

  • Quel est mon budget réaliste ?
  • Est-ce que je peux partir hors vacances scolaires ?
  • Qu’est-ce que je veux faire sur place en priorité (plage, visites, surf, plongée, repos, travail à distance) ?
  • À quel point la foule me dérange ?

Une fois ces réponses clarifiées, le calendrier devient plus lisible. Et Bali, que vous la découvriez sous le soleil d’août ou entre deux averses de janvier, reste une île où l’on mange bien, où l’on se déplace facilement (avec un minimum d’organisation) et où le dépaysement est garanti.

L’essentiel est donc de partir en connaissant les règles du jeu : météo, prix, affluence. Le reste se gère assez bien sur place, avec un peu de flexibilité et quelques ajustements de dernière minute.

Aissa