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Renégocier son assurance de prêt immobilier pour alléger son budget mensuel

Renégocier son assurance de prêt immobilier pour alléger son budget mensuel

Renégocier son assurance de prêt immobilier pour alléger son budget mensuel

Pourquoi renégocier son assurance de prêt maintenant

Vous surveillez vos courses au centime près, vous traquez les abonnements inutiles… mais avez-vous regardé du côté de votre assurance de prêt immobilier ? Dans beaucoup de dossiers, c’est là que se cachent plusieurs dizaines, voire centaines d’euros par mois.

Depuis quelques années, la loi a nettement assoupli les règles. Résultat : de nombreux emprunteurs continuent de payer une assurance bien trop chère, simplement parce qu’ils n’ont pas pris le temps (ou n’osent pas) la renégocier.

La bonne nouvelle, c’est que ce n’est ni réservé aux experts, ni forcément chronophage. En quelques semaines, on peut alléger son budget mensuel de manière très concrète, sans toucher au taux du crédit, ni rallonger la durée.

Avant de voir comment faire pas à pas, un rapide rappel sur ce qu’est réellement cette assurance et pourquoi elle pèse si lourd dans votre budget.

Assurance de prêt : de quoi parle-t-on vraiment ?

L’assurance emprunteur, c’est le contrat qui couvre la banque (et vous au passage) si vous décédez, devenez invalide, ou parfois en cas d’incapacité de travail. Dans certains cas, elle peut aussi couvrir la perte d’emploi, mais c’est plus rare et souvent très cher.

Deux points essentiels :

Autre évolution clé : depuis la loi Lemoine (2022), vous pouvez résilier votre assurance de prêt à tout moment, sans attendre une date anniversaire. Tant que vous présentez un contrat avec des garanties équivalentes, la banque est obligée de l’étudier.

En clair : vous n’êtes plus « coincé » dans l’assurance proposée au moment de la signature du prêt.

Combien pouvez-vous vraiment économiser ?

On parle souvent « d’économies », mais sans chiffres, ça reste théorique. Prenons quelques cas concrets, volontairement proches du quotidien.

Exemple 1 : couple trentenaire, primo-accédant

Julie et Mehdi, 32 et 34 ans, ont emprunté 250 000 € sur 25 ans en 2021. Ils ont accepté l’assurance de la banque sans trop regarder. Coût : environ 0,34 % du capital emprunté. Mensualité d’assurance : autour de 70 € par mois pour les deux têtes.

En passant par un assureur externe en 2024, avec un contrat équivalent, ils obtiennent un taux autour de 0,13 %. Nouvelle mensualité : 27 € environ.

On est loin de l’abonnement Netflix ou de la box internet.

Exemple 2 : emprunteur de 45 ans, refinancement

Stéphane a 45 ans, il lui reste 17 ans de crédit sur un prêt de 300 000 €. Assurance actuelle : 0,36 % du capital, soit environ 90 € par mois.

Après étude de marché, il obtient une offre déléguée à 0,22 % avec des garanties équivalentes.

Pour une famille, 30 ou 50 € de plus par mois, c’est un plein d’essence, une sortie en plus avec les enfants, ou simplement un peu d’air en fin de mois.

Qui a intérêt à renégocier en priorité ?

Tout le monde peut regarder son contrat, mais certains profils ont un vrai intérêt à agir rapidement.

Vous êtes particulièrement concerné si :

À l’inverse, si vous êtes proche de la fin de votre crédit (moins de 5 ans restants) ou si vous aviez déjà négocié une assurance très compétitive récemment, le gain sera plus limité. Mais un simple devis permet de vérifier en quelques jours.

Ce que disent les lois (sans jargon)

Trois grands textes ont changé la donne ces dernières années :

Deux autres points utiles :

Traduction : changer d’assurance n’a jamais été aussi accessible, y compris pour les profils plus « fragiles ».

Étape par étape : comment s’y prendre concrètement

Renégocier son assurance de prêt ressemble beaucoup à un mini-projet à la maison. Il faut suivre les étapes dans l’ordre et garder quelques dates en tête.

1. Mettre la main sur son contrat actuel

Commencez par récupérer :

Cela vous permettra de connaître :

2. Faire jouer la concurrence

Vous pouvez :

Demandez systématiquement :

Ne regardez pas uniquement la mensualité : vérifiez les délais de carence, les franchises, et les exclusions (sport, dos, psychiques…).

3. Vérifier l’équivalence des garanties

La banque ne peut pas refuser votre nouveau contrat si les garanties sont équivalentes à celles exigées. Pour cela, elle s’appuie sur une « fiche standardisée d’information » et une « grille de critères » (obligatoire).

Concrètement, soit :

C’est un point clé : si les garanties ne sont pas jugées équivalentes, la banque pourra refuser, même avec un tarif plus intéressant.

4. Obtenir l’accord de principe du nouvel assureur

Une fois le devis validé, vous remplissez un questionnaire d’adhésion (simplifié, voire aucun questionnaire selon les cas depuis la loi Lemoine). L’assureur vous transmet ensuite :

Gardez bien ces documents, ils serviront pour la suite avec votre banque.

5. Envoyer la demande de substitution à la banque

Vous adressez à votre banque (ou à votre courtier crédit, qui transmettra) :

Envoyez de préférence en recommandé avec accusé de réception ou via l’espace sécurisé de la banque si c’est possible. La banque a alors 10 jours ouvrés pour répondre.

6. Attendre la réponse… et vérifier le nouveau tableau d’amortissement

Si la banque accepte, elle édite un avenant à votre offre de prêt. Lisez-le attentivement, vérifiez :

Une fois signé, votre nouvelle assurance prend effet à la date indiquée, et l’ancienne est automatiquement résiliée.

Les pièges à éviter absolument

Changer d’assurance peut paraître simple sur le papier, mais quelques erreurs classiques peuvent vous coûter cher.

Changer d’assurance sans vérifier les exclusions

Un contrat moins cher peut être truffé d’exclusions sur les problèmes de dos, les troubles psychiques, certains sports ou professions. Si vous êtes concerné, la fausse bonne affaire peut se transformer en absence d’indemnisation le jour où vous en avez besoin.

Résilier avant d’avoir l’accord de la banque

Ne résiliez jamais votre assurance actuelle tant que :

Vous devez être couvert en continu. Pas de « trou » d’assurance, même de quelques jours.

Accepter un contrat avec des franchises trop longues

Certains contrats affichent un bon tarif, mais ne prennent en charge l’incapacité de travail qu’au bout de 90 ou 180 jours. Si vous êtes salarié, regardez ce que prévoit déjà votre employeur en cas d’arrêt maladie, et voyez si la franchise est réellement adaptée.

Oublier de déclarer un élément de santé important

Si vous êtes encore soumis à un questionnaire de santé, répondez avec honnêteté. En cas d’omission volontaire, l’assureur pourrait refuser de vous indemniser plus tard. Mieux vaut une légère surprime que l’absence totale de couverture quand vous en avez besoin.

Questions fréquentes sur le terrain

« Ma banque va mal le prendre, non ? »

Oui, la banque perd une partie de sa marge. Non, elle n’a pas le droit de vous sanctionner. Elle ne peut pas augmenter le taux de votre crédit ni vous imposer des frais spécifiques juste parce que vous changez d’assurance (c’est encadré par la loi).

« Et si je suis en CDD, indépendant, ou avec une santé fragile ? »

Vous aurez peut-être moins de choix ou des tarifs plus élevés, mais la mise en concurrence reste possible. Certains assureurs sont plus souples que d’autres. Pour les cas médicaux complexes, un courtier spécialisé peut faire gagner beaucoup de temps.

« Changer d’assurance, ça impacte mes impôts ? »

Non, pas directement. Les cotisations d’assurance emprunteur ne sont pas déductibles de l’impôt sur le revenu (sauf cas très spécifiques, professionnels). L’impact est simple : moins de dépenses mensuelles, donc plus de marge dans votre budget.

« Ça prend combien de temps, en vrai ? »

Entre le premier devis et l’entrée en vigueur du nouveau contrat, comptez généralement entre 3 et 8 semaines, selon la réactivité de l’assureur et de la banque, et la complexité de votre dossier de santé.

Que faire de l’argent économisé ?

Vous avez gagné 30, 50, voire 80 € par mois. Vous pouvez bien sûr laisser cet argent se dissoudre dans le quotidien. Ou l’utiliser comme un mini-levier pour la suite.

Quelques pistes très terre à terre :

L’idée n’est pas de transformer 40 € par mois en « rêve de liberté financière », mais de les faire travailler un minimum pour améliorer concrètement votre quotidien.

Par où commencer dès aujourd’hui

Si vous voulez passer de la théorie à la pratique, vous pouvez enclencher la démarche en une soirée.

Renégocier son assurance de prêt immobilier, ce n’est ni un sport de combat, ni un passe-temps du dimanche. C’est un levier discret mais puissant pour alléger durablement votre budget, sans rogner sur la sécurité de votre famille. Une fois fait, vous n’y penserez plus… sauf peut-être en voyant, chaque mois, ce qu’il reste de plus sur votre compte.

Aissa

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